Marche et flânerie

Extrait de «Mille regretz»

Le 22 janvier dernier, Gabrielle, Hugo et moi (en sachant Myriam avec nous en pensées) nous retrouvions au 3971 Adam pour une première rencontre de Black Label au bois dormant - nom de groupe issu d'un reste de blague. Nous avions - et avons toujours - comme projet de bricoler des chansons (punk, country, etc.) avec ce que le quartier offre de tags, de graffitis et d'affiches.

Hochelaga imaginaire

 
Tout le monde finit toujours par revenir chez Tim Hortons.
Marjolaine  Deneault
 
Je ne connais pas Hochelaga. 
Je ne connais rien d’Hochelaga. 
Je n’y ai jamais habité. 
 
J’y ai visité des amis. 
J’y ai mangé une poutine. 
Un club sandwich.
Une pizza.
Un cheeze burger.
J’ai bu des bières au Atomic café.

La peau tatouée du quartier

je partais à la recherche de mots inscrits sur des murs.
ce quartier, c'est le tien, tu l'habites jusqu'en vandale.
le décor a cette force-là ou cette faiblesse : porter ta rébellion au grand jour sur sa peau tatouée.

j'ai marché Moreau jusqu'au no man's land entre la cour de triage et l'usine.
j'ai croisé une femme en déshabillé debout dans le banc de neige.
et je l'ai vue au bout du chemin, cette façade tapissée de ton poème.

H.-M. ou Comment ouvrir des portes avec un tomahawk

J’emprunte le trajet habituel – celui qui mène à la station Joliette, à sa ruelle et toutes celles qu’il est possible d’emprunter jusqu’à la rue Adam. C’est comme passer par la porte d’en arrière, quand t’es kid, après avoir passé tout le jour à jouer dans les herbes hautes, le gravier puis la boue. Mais tu cherches encore la porte qui te permettra d’aller voir à l’intérieur d’Hochelaga.

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